La Folle Allure

«  On parle beaucoup aux enfants. On leur parle jour et nuit. On leur parle de leur bien, de leur vie et de leur mort. Surtout de leur mort. L’enfant est celui auquel on annonce jour et nuit sa mort prochaine, certaine, voulue : grandis. Dépêche toi de grandir. Meurs et laisse nous entre nous. L’enfance est comme un cœur dont les battements trop rapides effraient »

Dans la folle allure, Christian Bobin nous présente Lucie, une jeune femme ayant décidé de se construire une identité en-dehors de celle que lui ont léguée ses parents. Nous la suivrons dans sa lutte intérieure depuis la petite fille dormant contre un loup, jusqu’à la jeune femme se dévouant pour sa « grand-mère »…

Non sans nous rappeler les transcriptions orales du Petit Chaperon Rouge, Christian Bobin nous présente un chaperon atypique qui déjà à l’âge de deux ans essaiera de suivre le chemin des « épingles avec lesquelles on peut s’attifer » symbole de la défloraison et de l’indépendance, sans être passé par celui des « aiguilles avec lesquelles on peut broder » (et qui font saigner) symbole des menstruations et de l’apprentissage, une petite fille voulant aller un peu trop vite et tel le chaperon dévorant innocemment la chair de sa grand-mère offerte par le loup, elle dévorera tout sur son passage pour se créer « son Histoire »… »

Affiche folle allureLa Folle Allure,

adaptéde l’oeuvre de christian Bobin

mise en scène : Alain Carbonnel
Vidéos : Marie-Aël Verrier-Suzuki
Musique : Hugues-Tabar Nouval

 Avec : Caroline Torelli
et la voix de : Cécile Camp

 Production : Collectif 36 bis
Co-réalisation : Le Cabart’bey, Les Arènes de Nanterre.

 

 

Note de mise en scène

L’univers du conte a toujours été pour moi un mélange délicieux entre le goût nostalgique de l’enfance et les angoisses terrifiantes de l’inconnu. À la lecture de la folle allure, j’ai tout de suite retrouvé dans le cheminement de Lucie se même vertige que procurent les contes. De plus les allusions laissées par l’auteur m’ont très vite amené à comparer son personage au petit chaperon rouge, et j’ai choisi de faire entendre ce parallèle dans ma mise en scène. Nous avons pour cela travaillé un univers visuel et sonore accompagnant le parcours de Lucie, et distillant des éléments du conte tout au long de la narration. Nous avons également travaillé au plateau sur des chorégraphies au tissu aérien qui permettent de rythmer le récit.

J’espère ainsi ramener au spectateur son âme d’enfant et l’entraîner avec Lucie dans cette réflexion sur l’acceptation de nos origines et notre recherche d’identité…

Alain Carbonnel, metteur en scène

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