Silent Partner

Deux amis, joueurs invétérés, célibataires, chômeurs, vont avoir l’opportunitée de devenir quelqu’un, quand un homme rencontré dans les toilettes d’un champ de course de lévrier, leur offre de devenir les propriétaires d’un chien. S’ensuit une sorte de road movie qui les mènera au succès et à leur perte. cette histoire représente au mieux ce sentiment d’échec et d’injustice qui emplit la jeunesse dite populaire. Mais est-elle l’écho de la jeunesse anglosaxonne, ou celle de toute une génération ?

affiche silentSilent Partner

de Daniel Keene
Traduction: Séverine Magois

Mise en scène: Brice cousin
Assistante mise en scène: Anne cressent

Avec:
Christophe d’Esposti
Florian Guichard

Production: Collectif 36 bis

Ce spectacle a reçu le prix d’interprétation Masculine Bernard Giraudeau 2013

 

 

 

Note d’intention:

Ces hommes font partie de ces personnes qui n’ont pas réussi à s’adapter à leur environnement. Ils passent d’un petit boulot à un autre sans rien attendre. Ce qui les motive, c’est le rêve de richesse. Ils veulent être grands, riches, reconnus, et leur loi pour cela, c’est l’argent.

Ce ne sont pas des plaintifs, au contraire ce sont des rêveurs et des revanchards. Ils courent après ce qui leur manque, en essayant de comprendre pourquoi ils n’y arrivent pas. Ils sont jaloux de ceux qui réussissent, et dénigrent les faibles afin de croire qu’ils n’en font pas partie. Il faut voir leur rapport comme celui de personnes qui n’ont rien à part leur amitié. Ils sont pris dans un engrenage. Quand on leur propose l’affaire qui peut changer leur vie, cela parait trop beau. L’un veut, l’autre doute mais l’espoir nait.
Le nœud est de savoir si la personne qui vous accompagne est la bonne. Ils sont amis par nécessité car ils partagent la même merde et la même vie, leur amitié est leur seule richesse, la seule qu’ils peuvent s’offrir. Ils sont amis, faute de mieux. Mais quand le chien arrive, la donne change. Ils ne sont plus 2 mais 3. Et le choix devient possible. Bill va alors s’attacher au chien, qui prendra la place de John. Et quand le chien meurt, il se rend compte que John n’est pas la bonne personne, qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné.
Pour Bill, c’est le chien qui remplit sa vie d’un sentiment de bien-être. Avoir quelqu’un à protéger (à élever), il se détache des ambitions de richesses de John. L’issue final sera la fin logique d’une personne ayant tout perdu face à celui qui lui a tout pris.

 

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